Feufochmar
2026-04-05 Rhapsody III: Memories of Marl Kingdom
Ce jeu, initialement sorti sur Playstation en 2000, est le troisième et dernier jeu de la série Rhapsody.
Sa structure est un peu différente des deux premiers jeux, puisqu'il contient six histoires indépendantes mais reliées par un même antagoniste qui apparaît dans chacune des histoires.
Le deux premières histoires peuvent être vus comme des chapitres additionnels aux deux premiers jeux de la série.
Les troisièmes et quatrièmes histoires s'intéressent aux antagonistes des deux premiers jeux.
La cinquième histoire est celle de Cherrie, la mère de la protagoniste du premier jeu, et il s'agit de la seule découpée en plusieurs chapitres.
Enfin, la dernière histoire est un donjon de post-game, et reprend l'ensemble des personnages jouables des autres histoires pour mettre un point final à la série.
Le système de combat est à nouveau différent des deux premiers jeux, même si les idées subsistent.
L'équipe du joueur est divisée en quatre lignes, chaque ligne ayant correspondant à une équipe avec un meneur et trois équipiers.
Le joueur ne contrôle que le meneur de chaque ligne, les équipiers attaquant aléatoirement, sauf s'il s'agit de marionnettes (auquel cas, le meneur, qui doit être un marionettiste, peut donner des ordres aux marionettes).
Les équipiers apportent des bonus de statistiques au meneur, et peuvent prendre sa place s'il tombe au combat (sauf s'il s'agit de marionnettes).
Par ailleurs, certains meneurs peuvent lancer et apprendre les sorts des équipiers de l'équipe.
L'apprentissage des sorts dépend des affinités élémentaires. Plus l'affinité est grande, plus les sorts liés à l'éléments sont appris et améliorés facilement.
Comme dans les deux jeux précédents, il est possible de recruter les monstres affrontés, mais contrairement au deuxième jeu, il ne se comportent pas comme des marionettes.
Les monstres, contrairement aux personnages humains et aux marionettes, peuvent être transférés d'une histoire à une autre, à condition que le niveau du protagoniste principal soit suffisant pour les recruter (niveau au moins égal à celui du monstre).
Par ailleurs, il est possible de relâcher trois monstres pour obtenir un bonus à choisir parmi plusieurs, qui peut être un monstre amélioré, ce qui ressemble à une première tentative de la mécanique de réincarnation qui est centrale dans le post-game de Disgaea.
Si j'ai un peu moins aimé le jeu que les deux précédents en raison de la structure de l'histoire, ce jeu est intéressant car il contient les germes de ce que sera Disgaea, que les mêmes développeurs sortiront trois ans plus tard.
En effet, ce jeu, plus que les deux précédents, fait penser à Disgaea, que ce soit au niveau des personnages (Cherrie et Marjoly étant plus ou moins les archétypes des anges et overlords apparaissant dans Disgaea, et les Nyankos et Nyancy font clairement penser aux Prinnies), des éléments de l'histoire (en particulier les histoires centrées sur les antagonistes des premiers jeux, ou le donjon final dont le but est de monter en niveau efficacement afin de vaincre un ennemi hors normes), et certaines mécaniques de jeu.
Si certaines scènes de comédie musicale sont encore présentes, ce n'est plus cet aspect qui rend le jeu intéressant.